Par Rodolphe LUSSAC
La démocratie est-elle un phénomène politique autonome irréversible et vouée à un perpétuel recommencement? Ou bien est-elle
soumise aux processus cycliques de dégénérescence propre à tous les régimes politiques? Déjà les anciens insistaient sur
l'autonomie du politique et faisaient ressortir la mutabilité des systèmes politiques. La théorie des cycles chère aux philosophes
grecs et reprise plus tard par Ibn Khaldoun en constitue une illustration privilégiée. Chaque régime politique se dégraderait
inévitablement et se transformerait inéluctablement en un autre régime. Cette corruption ne résulterait pas d'une cause externe
mais d'un mouvement spécifique inhérent à tout phénomène politique. Raymond Aron notait à ce titre qu'il existe un rythme
propre des phénomènes politiques et que les despotismes finissent par s'user et les démocraties par se . corrompreDéjà
Platon décrivait le processus de dégénérescence de la parfaite aristocratie qui se transformerait en "timocratie"
(gouvernement de l'honneur) puis successivement en oligarchie, en démocratie et enfin en tyrannie. Aristote établit une typologie
dans le cadre de sa théorie des types purs: la monarchie (monos et arche), l'aristocratie (aristoi et kratos) et la République ou
politie (où gouverne le grand nombre). Polybe écrira que la monarchie ou le pouvoir d'un souverain se fonde sur la libre adhésion,
dégénère en tyrannie dès que le roi cède à ses passions, la tyrannie est détruite par la révolte des meilleurs, établissant
une aristocratie qui, à son tour, tournera en oligarchie qu'emportera la révolte du peuple donnant naissance à la démocratie qui
dégénère en démagogie.
Plus tard, pour Vico, l'histoire n'est jamais achevée et après être arrivées à la démocratie, toutes les nations vont se
reposer dans la monarchie d'où elles passent à l'aristocratie, puis de nouveau à la démocratie. Telle est la loi des
"ricorsi" (des retours) réactualisée par les élitistes et machiavéliens italiens tels Pareto, Mosca et Michels qui
insisteront sur le rôle des élites , leur circulation et sur la "la loi d'airain de l'oligarchie", selon laquelle toute
organisation appelle l'institution d'une oligarchie. Ces théories cycliques, même si elles génèrent une certaine forme de
fatalisme et d'attentisme chez les ennemis de la démocratie, ont le mérite de mettre en lumière la question de l'évolution quasi
cyclique de la démocratie moderne occidentale. En effet, même si l'avènement de la démocratie (18e et 19e siècle) est un
phénomène récent et ne peut s'inscrire dans le cadre de la longue durée des temps historiques selon Braudel, il n'en demeure pas
moins que la démocratie a subi les mêmes mutations cycliques politiques précitées, prenant tour à tour les formes monarchiques
(monarchie parlementaire, monarchie élective et présidentielle) et oligarchiques (puissances affairistes de l'argent). En effet,
depuis le temps des démocraties traditionnelles bourgeoises et commerçantes pré-industrielles du 19e siècle (lesquelles
constituaient des aristocraties d'argent), Edward Schils a très bien décrit la succession des différentes formes de démocratie en
fonction du degré de modernisation politique: les démocraties politiques, les démocraties tutélaires. De même, le règne des
oligarchies dans les démocraties a évolué, prenant la forme d'oligarchies en voie de modernisation, d'oligarchies totalitaires
(démocraties communistes populaires), se substituant aux oligarchies traditionnelles sous forme monarchiques et dynastiques. Schils
distinguera les démocraties tutélaires (avec un parti dominant ou l'intégration et la liberté se combinent), les démocraties
immobilistes (vielles nations avancées et intégrées) et les démocraties stables (comme exemples, la Grande-Bretagne, les
Etats-Unis, les Pays-Bas). Un postulat se dégage de l'ensemble de ces enseignements : toute démocratie se fonde sur le pouvoir d'une
minorité oligarchique.
James Burnham dans "L'ère des organisateurs" démontrera comment la bourgeoise capitaliste du siècle dernier a été
remplacée par des "organisateurs", par les "managers", donnant naissance à la démocratie managérielle
(managériale). Sous l'emprise d'une dépolitisation croissante et d'une désidéologisation à l'ère postindustrielle (la non
idéologie incarnant l'idéologie dominante), les démocraties modernes du 20e siècle ont dégénéré vers une administration
bureaucratique totale dénoncée par Marcuse et a vu apparaître le primat de la technostructure, analysée par J. K. Galbraith,
combinant les centres de pouvoirs ou se concentrent les ingénieurs, des savants, des spécialistes de communication, des démarcheurs
de ministres, technostructures qui, selon Wright Mills s'interpénètrent d'une manière croissante avec une élite polyvalente qui
aboutit au règne de la techno-démocratie dirigée par un directoire néo-capitaliste qui s'appuie sur de vastes ensembles et
consortiums économico-financiers. Dans le cadre de l'organisation de cette «démocratie», le bloc oligarchique gagnait en puissance
et en moyens mais suscitait aussi des contre-pouvoirs dans la société civile. L'équilibre s'opérait par l'articulation
d'organisations oligarchiques (cartels de multinationales) et d'organisations "populaires" (partis, syndicats) qui se
faisaient mutuellement contrepoids. Mais très vite apparaîtra le déséquilibre structurel de ce modèle, avec la prééminence des
organisations oligarchiques qui se perfectionnent et les organisations populaires qui se démobilisent et se dévitalisent. Au
déficit croissant de la démocratie participative, de la désaffection des parlements et du suffrage universel, on verra apparaître
des formes de démocratie supplétive ou la contestation s'organisera autour de pôles alternatifs et subculturels, qui allieront au
micro-politique le citoyennisme comme incarnation de lobbies sectoriels d'intérêt public. Aux structures de contestations classiques
se subsitueront non des structures rigides et durables mais des "fluctures", formes d'organisation fluides et provisoires
spécialisées dans les actions ponctuelles (de type altermondialiste) qui permettent une mobilisation et une dissolution
instantanée.
D'autres contestations de type élitiste prendront la forme de mouvements culturels et métapolitiques dont l'action vise la
morale, la culture, les m?urs et les conformismes sociaux. Si l'on prend en compte cette évolution quasi cyclique de la démocratie,
on peut s'interroger sur les raisons structurelles de la pérennité d'un tel modèle néo-libéral qui s'est aujourd'hui érigé en
sacro-saint modèle paradigmatique global, étant entendu que ce régime, ô combien honni par les ennemis du système de droite comme
de gauche, se fonde sur une vision mono-linéaire progressiste et utopique, ainsi que sur des postulats et des mythes modernes
illusoires et constamment contredits par les faits et la réalité socio-politiques. En effet, si l'on reprenait la typologie de
Gabriel Almond et G. Bingham Powell, la démocratie contemporaine réussit à perdurer et à se reproduire 1) par une
sur-différenciation structurelle et une sécularisation culturelle syncrétiste qui permettent la reproduction et l'autonomie des
rôles et centres de décisions polyarchiques et 2) par une contamination sécularisée, de nature culturelle, qui transforme les
individus-citoyens en êtres de plus en plus analytiques, empiriques, et ludico-hédonistes.
La fiction de la souveraineté populaire et de la volonté générale est soigneusement entretenue par le mythe de la participation
citoyenne, élective et associative, alors qu'il est etabli que le peuple, et encore moins la volonté générale, sont des concepts
introuvables, chimériques et fallacieux, dans le processus démocratique et au sein du pouvoir politique. On est loin de l'ethnos
grec et de la politique conçue comme philia, prônée par Aristote, et l'on assiste à l'accaparement continuel de la fonction du
pouvoir par les oligarchies de l'argent qui assurent une reproduction isomorphique et une autorégulation homéostasique de domination
et de division de la société (C. Lefort). Au lieu de la discussion publique, harmonieuse et cohérente de la démocratie
athénienne, on assiste à la spoliation de la parole par la "clasa discutadora", fustigée par Donoso Cortes, qui manipule
l'opinion publique en faveur des nouveux sophistes de la société médiatique, de la communication et de l'industrie de spectacle. La
parole publique dégénère en démagogie discursive qui dé-substantialise le discours et se transforme en ce que Platon appelait la
"théâtocratie", un perpétuel débat inconsistant qui ne sert qu'à confirmer l'auto-satisfaction des locuteurs. La
volonté générale se transforme en tyrannie de la majorité, et l'affirmation absolue de la liberté se retourne en négation de la
liberté, sous la forme de l'expression d'une main invisible, celle du marché omnipotent. La privatisation de l'Etat, qui tombe ainsi
aux mains d'exploiteurs oligarchiques, est relayée par la démocratie pédagogique des censeurs de l'éducation nationale, de la
société civile et associative, qui dictent les directives de la pensée unique et du «politically correct».
Les démocraties modernes qui nous gouvernent reposent sur un mono-déterminisme oppresseur de majorités régimistes
interchangeables, alors que les formes de démocraties organiques véritables, elles, reposent comme le pensaient Moshe Ostrogovski,
sur la fluidité permanente des réalités vivantes, l'hétérodoxie des courants de pensée et la circulation constante des élites
(comme le voyait Pareto). Aujourd'hui, la conception de la démocratie, qui s'impose au monde, et celle de l'empire américain, celle
de la démocratie de prospérité, soit une démocratie de marché, de consentement , de sujétion plutôt que de représentation et
d'expression, où le vote n'est qu'une épreuve conventionnelle pour départager les offres politiques partisanes. L'opinion publique
est parasitée par la démonie de la communication, par l'argent et la manipulation mentale via les relais médiatiques.
Cette démocratie de marché se présente comme la fin de l'histoire, où le binôme «capitalisme + droits de l'homme» substitue
le sondage au vote et les mobilisations festives aux mobilisations démocratiques La démocratie de sujétion-consentement substitue
la violence du pouvoir légitime de l'Etat par le contrôle, le spectacle diffus et permanent, la publicité, l'attirail du
bio-pouvoir et la frénésie consumériste. S'il faut s'attaquer à la démocratie, il ne suffirait pas de saper ses bases
institutionnelles, car le droit, les institutions, les formes constitutionnelles restent toujours aménageables (une République peut
être tour à tour démocratique, sociale, populaire, prétorienne) et déconstruisibles, mais, au contraire, s'attacher à affaiblir
sa superstructure la plus nocive, constituée par la société civile et le secteur tertiaire de la communication comme autant de
centrales de manipulation mentale de l'opinion publique. La société de communication est la négation même de la démocratie
participative et de la souveraineté, car elle devient rapidement diffuse et opaque, en trouvant ses relais dans le contrôle des
cerveaux et des âmes domestiquées, comme le pensait Foucault, et, par conséquent, ce type même de démocratie communicationnelle
finit par se ruiner, de manière auto-immunitaire, par le mouvement qu'elle constitue en s'appropriant de plus vastes autonomies. Nous
sommes ici au coeur du pouvoir démocratique, qui ne réside plus dans la structure légale et dans les instances politiques
traditionnelles, mais dans l'industrie du spectacle, la société de communication et d'information qui en constitue l'épine dorsale
et dont les instruments permanents sont la domestication et le contrôle des masses.
Parallèlement à l'industrie culturelle qui, selon Habermas, génère une re-féodalisation des esprits et des relations humaines,
on assiste aussi à une re-féodalisation structurelle dénoncée par Alain Supiot qui tend à remplacer les lois par une chaîne de
contractualisation infinie. A la démocratie supplétive des contre-pouvoirs de la société civile, se substitue une démocratie
laxative et prophylactique qui permet aux individus de digérer l'inflation d'informations, de lubies hyper-festives et d'illusions
associatives, à travers l'exutoire de réseaux interconnectés, qui constitue la nouvelle forme la plus pernicieuse de la démocratie
par réseaux, entretenant la fiction d'une démocratie participative/pseudo-subversive, occulte et parallèle aux réseaux
institutionnels. Les réseaux constituent des niches, véritables soupapes de compensation/évacuation qui atténuent l'indigestion
d'information médiatique officielle et d'engagement institutionnel et associatif. De cette nouvelle démocratie de réseaux émerge
une nouvelle culture de masse, vagabonde et virtuelle, qui réside dans la médiation culturelle et se surajoute aux cultures
populaires, religieuses et nationales traditionnelles. Cette nouvelle culture de masse résulte de la conjonction des techniques de
communication du marché, de la consommation et de la démocratie de masse. Les nouvelles industries culturelles génèrent
l'égalisation des conditions dont parlait Tocqueville. Cette culture de masse, bien loin de celle issue de ce qu'Alain Touraine
appelait l'ère postindustrielle, s'intègre dans une réalité poly-culturelle qui tend à désagréger les cultures traditionnelles
enracinées, devenant "cosmopolite par vocation et planétaire par extension", et destinée à la satisfaction de faux
besoins par la "filière inversée" des besoins autogénérés artificiellement.
La nouvelle culture de masse de type cyberspace et virtuelle assure le passage vers une juxtaposition éclectique de cultures
différentes et produit une culture ambivalente et syncrétique qui assoupit et contente les citoyens dans une illusoire richesse
multiculturelle, support du procédé laxatif de la démocratie des réseaux. Elle permet de générer l'image fictive d'un surmoi
subversif, en articulant le réel et le virtuel, les tensions sociales et l'accomplissement du bonheur privé. Selon Edgar Morin, la
nouvelle culture de masse est caractérisée par l'instabilité et la diversité, loin du dogme marcusien de l'unidimensionalité, et
du rôle de la négativité, porteuse de contradiction et de transformation, avancée par Horkheimer et Adorno, car la nouvelle
industrie culturelle s'articule plutôt autour de dualités et de tensions internes qui génèrent une hybridation culturelle et une
dynamique syncrétique qui produit une "culture moyenne", étouffant toute forme de génie et de hiérarchie sous l'effet du
«grand cracking» (production d'un élément par la déformation d'autres éléments).
La culture de masse contemporaine subsiste par la persistance active et anesthésiante des mythes modernes du bonheur individuel et
pseudo-subversif. Contrairement au credo de la transparence, qui est le propre de toute démocratie, la démocratie moderne, par le
biais de nouvelles technologies, se transforme en démocratie occulte. Dans cette démocratie de réseaux règne un système
cybernétique sophistiqué, qui analyse l'opinion des individus en temps réel et régule la société par une sécurité
omniprésente. C'est l'avènement de ce que Moles nommait la planète électronique. Le contrat social est remplacé par le système
social et les réseaux (de biens et de services, des contraintes et de collecte d'opinion-sondage), permettent de créer un espace
virtuel, nouvel espace public qui connait en temps réel les opinions et attitudes. La technologie de contrôle prend le dessus sur
les libertés individuelles et l'homéostasie du système est assurée par la cybernétique médiatique et virtuelle. Pour
Pierre-Leonard Harvey, on assiste à un glissement de la démocratie représentative et citoyenne, transparente, vers une
cyber-démocratie occulte, dominée par la puissance de contrôle technologique. A l'instar du goupe de Lisbonne (Ricardo Petrella) et
d'Yvan Illich, qui pensent que cette forme de démocratie constitue un mouvement d'ouverture, au contraire, nous pensons que cette
dernière devient un redoutable instrument de contrôle. En effet, dans les démocraties modernes, la violence médiatique, comme
forme de viol permanent des consciences et de la politique oligarchique de type économiciste, sont inséparables, parce que les
technologies modernes de communication, de surveillance, de manipulation et d'interception assurent à l'ordre établi une police de
pensée globale ainsi qu'une ubiquité absolue, saturant l'espace public et privé, poussant à la limite la co-extensivité du
communicationel-politique et du sécuritaire.
En conclusion, on constate que l'époque moderne de la mondialisation assiste à la phase ultime et cyclique des diverses formes de
démocratie, par la consécration de l'anti-démocratie des réseaux, opaque et sécuritaire, qui, sans doute, finira par imploser par
opulence communicationnelle, hypertrophie de différenciation structurelle ou ce que Derrida nommait par excès auto-immunitaire. Mais
sa principale cause de dégénérescence et de persistance réside paradoxalement dans le postulat habermasien de l'illusoire agir
communicationnel et de l'éthique de discussion, qui entend proclamer le règne de l'intersubjectivité et du dialogue triomphant par
la libération de la pensée de l'ego et par sa substitution à l'éthique de conscience. Cette éthique de la discussion, qui aboutit
à la cacophonie logocentrique stérile et consensuelle, devient paradoxalement un paradigme dominant lui-même, tant décrié par
Habermas. Il convient de réfuter les utopies modernes du consensus et du dialoguisme, qui reproduisent l'immobilisme et l'état de
somnolence sociale généralisée et valorisent la voie subversive des minorités actives. Il faut donner expression à l'opposition
et au "dissensus" et renouer avec la définition du citoyen par Kojève, qui voyait ce citoyen comme une synthèse du
maître et du travailleur, comme un citoyen révolutionnaire, transformant le monde par son action, représentant de ce fait
une négativité en acte, une négativité constructive et non discursive, résultant, elle, d'un agir décisionnel et conflictuel de
type schmittien.
Il convient de ne pas sous-estimer les capacités réactives de sursaut et de résurgence de modèles politiques charismatiques et
autoritaires dans les sociétés démocratiques modernes lesquelles correspondraient, dans la typologie weberienne, au modèle
rationnel et légal. Les excès de communication, de standardisation et de technicité produisent un phénomène de compensation qui
s'incarne dans la personnalisation du pouvoir. Dans un univers aseptisé, proche de celui du Château de Kafka, où règne une
oligarchie ploutocratique abstraite, où la société est vouée au règne d'anomie (si bien décrit et dénoncé par Durkheim),
assiégée par la technique, il peut advenir une poussée d'éléments irrationnels qui procèderont à une dé-sécularisation
culturelle et politique, laissant un espace de manoeuvre propice à l'éclosion de mouvements populistes et l'avènement de chefs
charismatiques. Enfin, pour régénérer une société en déclin, il serait plutôt loisible et sage de s'en remettre aux préceptes
de l'éthique à Nicomaque d'Aristote, qui articulent, avant l'heure, l'éthique de responsabilité weberienne vis-à-vis du politique
et de l'individuel, et qui proclament que la politique, qui vise le bien, est le souverain bien (qui contient toutes les autres
disciplines), lequel est autonome et supérieur, auquel sont subordonnés tous les biens particuliers. Cette éthique fait de la vertu
(arete) le fondement de l'éthique individuelle et des sociétés saines. Et c'est peut-être le propre de la démocratie que d'être
discursive et spéculative par essence agrégative et compulsive, et d'être éloignée d'une éthique de vertu et de responsabilité,
car elle est l'expression de l'âge des hommes annoncé par Vico (qui succède à l'âge des dieux, et l'âge des héros), un âge où
prédomine le demos, la commodité, le verbiage, la compromission, l'accoutumance et la faiblesse propre à l'homme, décidément
«humain trop humain».
Rodolphe LUSSAC,
Toulouse, avril 2004.